saint Jacques et Compostelle

Motivations

Pourquoi va-t-on en pèlerinage à Compostelle ?

Je vais essayer de répondre à votre question que vous avez sans doute posée après avoir lu notre site. Les motivations sont diverses, du pèlerinage de dévotion à un sanctuaire de l’Eglise catholique à l’exploit sportif qui se dit sans dimension religieuse ni spirituelle. Mais le spirituel est partout où il y a de l’humain même quand il se dit uniquement autre chose. Donc un jour on resssent un besoin de prendre le chemin les circonstances du départ sont, elles aussi variables, moment important de la vie : fin des études, retraite, chomage, congé exceptionnel ... ce peut être aussi le besoin de " prendre du recul ", de changer d’air, de couper avec le quotidien, de faire le point dans son existence ... Voila quelques idées à votre disposition pour creuser un peu si vous voulez

J’ai découvert votre association par le net, je suis en train de faire des recherches en vu de faire un pèlerinage pour le prochain carême (2004). En effet j’aimerais faire quelque chose que je n’ai jamais fait et dans l’espoir également de m’arrêter de fumer. Pourriez vous m’aider dans cette démarche ?

Vous connaissez notre site que vous avez découvert en préparant votre pèlerinage de Carême sur le chemin de saint Jacques. Pour vous c’est une démarche de transformation puisque vous avez décidé d’en profiter pour ne plus fumer. Des semaines de marche sont sans doute une bonne occasion pour cela, mais la décision étant prise vous avez sans doute déjà fait la moitié du chemin. Ensuite il faudra marcher, seul ou accompagné ? savez-vous déjà combien de temps vous pourrez consacrer à ce pèlerinage ? Puisque vous parlez de Carême, c’est sans doute que cette démarche a aussi une dimension religieuse de conversion. Comment vous préparer en dehors de la préparation matérielle : choix du point de départ, de la route, des étapes ... ? Vous avez sans doute vu sur le site que nous attachons beaucoup d’importance à l’Epître de Jacques, peut-être est-ce un texte que vous pourriez lire ou relire ? Sans doute vaut-il mieux ne pas passer trop de temps avec les récits de pèlerinage, restez ouvert à la démarche que vous allez faire, sans vous laisser influencer par les impressions de vos prédécesseurs, mais renseignez-vous sur ce que vous allez voir en route et commencez à y rêver. Et puisque vous voulez ne plus fumer, peut-être pourriez-vous commencer tout doucement à supprimer une cigarette par ci par là en pensant à l’une ou l’autre de ces merveilles qui vous attendent sur votre route ou en fréquentant notre site (à propos nous serons ravis de recevoir vos remarques, suggestions ...). Vous ferez des rencontres en route de gens nouveaux, n’hésitez pas d’ici là à essayer de voir avec un oeil neuf ceux qui vous entourent.

Il arrive que nous posions une question à un correspondant :

Puis-je vous posez une question : pourquoi souhaitez-vous partir du Puy ? Votre avis nous intéresse dans le cadre de notre souci de mieux cerner les motivations des pèlerins et l’information à leur donner

La réponse à votre question ne sera sans doute pas très originale. Je commencerai par dire que l’idée de ce pèlerinage (s’il ne m’est pas abusif d’utiliser ce terme) est très récente. J’ai l’habitude de faire tous les ans 2 à 3 itinérances pédestres d’1 à 2 semaines chacune, dont justement une, en mai dernier, du Puy à Conques, qui m’a d’une certaine manière marquée. Il s’agissait pour moi, à l’origine, d’une randonnée comme une autre. Puis on découvre au fil du chemin un certain esprit, une certaine ambiance. Avec chaque personne croisée (ou plutôt rencontrée, vu que tout le monde marche dans le même sens), le dialogue est spontané. Beaucoup sont là pour 2 semaines et s’arrêtent à Conques ou Figeac, mais quand on croise quelqu’un qui "pousse" jusqu’à St-Jacques ou même seulement jusqu’à Roncevaux, il y a dans le dialogue quelque chose de plus fort, mais difficile à décrire. En tout cas, j’ai été un peu séduit par ces gens là. Et il y a aussi eu le côté culturel de cet itinéraire, avec les nombreux joyaux qui le jalonnent. Depuis, je me pose la question "Pourquoi pas essayer ?" et cette idée est renforcée par l’envie de tenter une rupture vis-à-vis du quotidien, et de sortir ne serait-ce quelques mois d’un contexte professionnel stressant.

Ma démarche est spirituelle au sens large du terme ; bien que croyant je n’ai pas de motivations religieuses clairement identifiées, du moins à ce jour. Maintenant pourquoi partir du Puy ... Plusieurs raisons pas forcément très louables :

- ce chemin étant semble-t-il le plus fréquemment adopté, il m’apparaît plus propice aux rencontres (ce qui ne fera pas augmenter la fréquentation du chemin de Tours !),

- le chemin du Puy est moins long que celui de Tours,

- le plaisir de la marche dans des paysages sauvages ou bucoliques.

Validité du pèlerinage

Un itinéraire complet doit-il être accompli pour être valide ? L’état de santé d’un éventuel participant peut empêcher de parcourir la totalité d’un parcours. Merci pour votre réponse.

Voici nos réponses à vos questions : J’imagine que vous pensez au pèlerinage à pied et que vous vous référez à je ne sais quelles idées que vous avez reçues. Un itinéraire complet doit-il être accompli pour être valide ? Il n’y a pas de conditions de validité d’un pèlerinage. C’est une initiative et un acte individuels non codifiés. Chacun a son propre projet et fait ce qu’il peut de son mieux en fonction de ses possibilités et de ses moyens. Qui peut se permettre d’en juger ? Compostelle n’échappe pas à cette règle générale. L’état de santé d’un éventuel participant peut empêcher de parcourir la totalité d’un parcours. Oui, il y a même des pèlerins dont l’état de santé empêche tout pèlerinage à pied. Se mettre en route et ne pas pouvoir arriver n’est pas déshonorant et ne met pas en cause les intentions du pèlerin. Je reste à votre disposition pour poursuivre cet échange.

Faire les premiers pas

Depuis longtemps déjà, le chemin de Compostelle m’attire sans que je sache pourquoi. Je ne l’ai jamais envisagé autrement qu’à pied, et à partir de ND de Paris. J’ai 60 ans et je peux prendre mon temps, je suis en bonne forme physique générale, mais je n’ai aucun entraînement à la marche. J’ignore tout des itinéraires, des nécessités pratiques, des "points de passage obligés" s’il y en a (spirituellement s’entend) Et lorsque je cherche sur Internet, je suis submergé de sites de tous ordres, certainement tous passionnants, mais que je ne peux pas explorer tous si je veux partir un jour. Pouvez-vous m’aider à faire les premiers pas, en m’indiquant les bonnes pistes. Merci d’avance.

C’est vrai qu’il y a énormément de sites parlant de Compostelle. Beaucoup sont des sites "perso" relatant des expériences personnelles. Depuis deux ans, j’essaye de présenter un site collectif pour lequel j’ai du mal à obtenir des collaborations et des contributions, tant les particularismes et les individualismes sont forts. Ton mel me laisse penser que tu l’as déjà visité. Son objectif n’est pas le conseil direct au pèlerin sur les questions pratiques mais plus l’aide à la réflexion, l’information générale et la culture.

Le pèlerinage est une démarche personnelle. Rien n’est obligé. Certains hauts lieux peuvent avoir du sens pour certains et pas pour d’autres. L’important est me semble-t-il de ne pas se laisser trop piéger par les anciens pèlerins qui ont tendance à imposer leur modèle, le pèlerinage devient parfois une sorte de rite initiatique ... quand je suis parti pour la première fois, par tronçons de 10 jours par an, l’ami qui m’avait invité m’a fait partir du Puy et voulait absolument nous faire marcher dans la boue ... malheureusement pour lui, l’année était sèche ... il s’est rattrapé l’année suivante, une amie y a perdu une chaussure qui n’a pas été retrouvée !

Pour mon 2ème pèlerinage, je suis parti avec une amie, nous avons plié la carte Michelin pour tracer droit entre les points où nous voulions passer et nous avons choisi les petites routes au plus près du trait. Au total : 1100 km dont 100 de chemins, 100 de grandes routes désagréables et nécessitant beaucoup d’attention pour éviter un accident et le reste de petites routes tranquilles où il a fait bon marcher. Ce fut une expérience volontaire. Nous voulions expérimenter et dédramatiser la marche sur le goudron et que le pèlerinage n’implique pas forcément la pratique des sentiers de Grande Randonnée. C’est quand même là que la plupart de nous sommes habitués à marcher. Et c’est ce qui est le plus facile pour qui n’a pas un tempérament de chasseur alpin ou courreur des bois.

Autre grand sujet : les rencontres en chemin, la grande majorité des pèlerins se réjouit des rencontres entre pèlerins dans les gîtes qui leur sont réservés (surtout en Espagne, beaucoup moins en France). Ces gîtes ont en outre l’avantage d’être moins onéreux que l’hôtellerie ou les maisons d’hôte. Là se pose aussi la question du budget et de l’esprit du pèlerinage. Sans doute pour la majorité des pèlerins, pèleriner et coucher à l’hôtel le soir sont antinomiques. Pour eux, le pèlerinage implique de vivre à la dure et dans les conditions que l’on imagine avoir été celles des pèlerins médiévaux ... d’autres pensent que la valeur du pèlerinage n’est pas dans cet ascétisme ... Je n’ai pas l’expérience du départ solitaire. Sans doute est-il rassurant de se sentir sur un itinéraire fréquenté par d’autres pèlerins. Mais on peut aussi se dire qu’où qu’on soit de Paris à Compostelle il n’y a pas d’étendues désertiques et il y a des personnes à rencontrer. Par où passer en partant de Paris ? Première décision : Chartres ou Orléans ? et puis ? Faut-il avoir tout préparé ? Je connais de futurs pèlerins qui ont fait le trajet en voiture l’année précédant leur pèlerinage pour faire des repèrages ... pour un homme seul et en forme, j’aurais tendance à dire "pars à la grâce de Dieu .." Faut-il un entraînement ? La marche est une activité normale, la marche avec un sac sur le dos l’est moins et il est difficile quand on fait un sac pour la première fois de ne pas le surcharger de quantité de choses qui paraissent indispensables. Il est indispensable de ne partir qu’avec des chaussures qui ont été préalablement faites aux pieds. Pour le choix des chaussures, attention aux vendeurs qui voudront te faire partir avec des chaussures de cuir à semelle épaisse et tige montante ... il se fait maintenant des chaussures légères, confortables dès qu’on les met pour la première fois, étanches ... et il y a suffisamment de forêts autour de Paris pour aller y marcher de temps en temps quelques heures avec un sac de plus en plus lourd, mais de moins de 10kg. Ensuite l’entraînement se fera de jour en jour si tu as la sagesse de te restreindre et d’y aller progressivement ... En Espagne tu prendras sans doute le chemin de la majorité des pèlerins à partir de Roncevaux ... Je reste à ta disposition Ultreia, bonne préparation.

Que lire ? voir sur le site les livres présentés dans la rubrique Humeurs, celui de Michel Bureau et celui de Luc Adrian. Pour l’histoire, les ouvrages de Denise Péricard-Méa dont Dans les Pas de saint Jacques.

Quels sites visiter ? Voir des liens à partir de la page surfer, en particulier l’article de Paul Paumier qui donne une vue générale et une analyse de nombreux sites.

Merci de cette longue réponse qui m’ouvre des portes. Mille bravo donc pour l’initiative de votre site qui semble considérable. Et encore merci d’avoir pris le temps de me répondre de façon aussi complète.

Depuis plusieurs années déjà, je souhaite effectuer le pèlerinage jusqu’à Compostelle. J’ai visité votre site aujourd’hui et je vous lance un appel pour obtenir des informations complémentaires. Je souhaiterai entreprendre mon départ vers la mi-juin, début juillet (2003). Je ne sais comment diriger mes recherches, ni vers qui me tourner. Puis-je faire seule ce voyage ? Est-il sécurité ? Quelles sont les modalités de voyages (kg dans le sac, vêtements à prendre, assurance, faut-il partir au printemps ou en début d’été ?) Habitante de Paris 20ème, je ne sais d’où doit-être mon lieu de départ : Pyrénées, Espagne ? Je pense disposer de 4 semaines de congés.

Voici quelques renseignements pour préparer votre pèlerinage. Si vous disposez de 4 semaines, si vous n’y consacrez qu’une année, partez de Roncevaux. Vous pourriez être tentée de partir de Saint-Jean-Pied-de-Port. Je vous le déconseille à moins que vous ne soyez très entraînée. Saint-Jean-Pied-de-Port à Roncevaux est une des étapes les plus dures du chemin. Si vous avez le choix des dates, partez le plus tôt possible au printemps, par ex. début mai, car en été les gîtes espagnols sont très fréquentés. Le chemin en Espagne est assez souvent à une altitude élevée où il peut faire frais. Le chemin est sûr et bien balisé. Beaucoup de femmes le font seules. Vous ne tarderez d’ailleurs pas à trouver des pèlerins qui ont à peu près le même rythme de marche que vous, à qui vous joindre si nécessaire. Le pèlerinage seul reste une expérience forte. En Espagne vous aurez besoin d’un carnet de pèlerin pour avoir accès aux gîtes, il vous servira aussi de justificatif pour obtenir la Compostela ou certificat de pèlerinage délivré par le bureau des pèlerinages à Santiago. Pour le sac viser le 1/10ème de votre poids on lave tous les jours en chemin donc inutile de vous surcharger ... Le plus important pour le marcheur sont les pieds ... ne les enfermez pas dans des chaussures neuves, méfiez-vous des marchands à qui vous direz que vous allez à Compostelle et qui auront tendance à vous vendre des modèles beaucoup trop lourds ... Je ne sais si vous êtes déjà bonne marcheuse ou pas ... ? Si non un entraînement avant le départ sera utile et vous irez progressivement en faisant de petites étapes au début, 10 à 15 km. Je reste à votre disposition ... bon chemin

Pèlerinage en groupe

Nous ne savons RIEN sur une organisation déjà existante. Que faut-il ne PAS faire ? Faut-il s’inscrire, se faire parrainer ? Comment faire un pèlerinage avec un petit groupe ? Ce qu’il vaut mieux éviter etc..

Comment faire un pèlerinage avec un petit groupe ? Difficile de vous répondre sans plus de précisions. Petit groupe ? J’imagine un groupe d’adultes, la réponse n’est pas la même pour un groupe de jeunes. Donc adultes : habitez-vous tous au même endroit ? Si oui vous partez de là si non vous trouvez un lieu qui ait du sens pour votre groupe pour être le point de départ de votre démarche pèlerine. Avoir du sens, ce n’est pas forcément faire comme tout le monde ... De combien de temps disposez-vous ? La démarche vers Compostelle se fait en général à pied, dans la durée ... est-ce cela que vous envisagez ? Devenir pèlerin c’est se libérer : il n’y a ni inscriptions ni obligations, ni parrainage ... Que vous soyez croyants ou agnostiques, votre envie de partir est réponse à un appel ... que chacun donne sa réponse personnelle ! Ce qu’il faut ne PAS faire ? Croire que tout vous est dû sous prétexte que vous êtes pèlerins et que vous allez " prier pour eux à Compostelle ", jouer au pauvre sur la route si vous ne l’êtes pas vraiment, rechercher partout le même confort qu’à la maison ... et en ce sens, partir en groupe c’est emporter un peu de confort ... mais il faut aussi savoir procéder par étapes ... comme sur le chemin, les étapes ne se font que l’une après l’autre ... Vous avez choisi de nous demander de vous aider, voici de premières indications, dites m’en un plus je reste à votre disposition bon courage Ultreia.

Attentes spirituelles

En préparation de notre pèlerinage ; savez-vous s’il est possible de se marier à Saint-Jacques de Compostelle en y arrivant ?

Pourquoi pas ? il faudrait prendre contact avec don Jaime Garcia Rodriguez chanoine responsable du Bureau des pèlerinages.

Je suis randonneuse et je voudrais aller à Compostelle. Pouvez-vous me conseiller ?

Vous êtes randonneuse donc vous n’avez sans doute pas besoin de conseils pratiques. Quels conseils aimeriez-vous avoir ? merci de préciser vos attentes nous vous répondrons de notre mieux

Merci de la rapidité de votre réponse ; voilà mes questions plus précises :
- est-ce concevable de partir 2 mois, seule, quand il s’agit d’une première expérience de pélerinage ?

Oui, d’autres l’ont fait avant vous. La vie du chemin est saine. Si vous avez des doutes sur votre santé consultez votre médecin avant de partir.

- y-a-t-il un quelconque danger de partir seule ?

Pas plus que pour une randonnée d’une journée sur des GR ou sentiers équivalents. De toute façon ces chemins sont assez fréquentés. Si vous avez des doutes, vous pouvez toujours quitter un sentier ou une zone qui vous paraissent présenter un danger pour emprunter de petites routes … mais sont-elles plus sûres ?

- y-a-t-il la possibilité de contacter d’autres personnes seules pour partir ensemble ?

Vous rencontrerez sûrement en chemin des personnes avec qui vous aurez envie de marcher un ou deux jours (ou plus si affinités … ), vous ne vous sentirez pas engagée vis-à-vis d’elles comme si vous vous étiez choisies avant le départ ; vous serez plus libre et c’est une grande chance qu’apporte le chemin : se libérer de contraintes inutiles. Il y a bien des bourses d’équipiers mais les résultats sont souvent décevants. Vous pouvez toujours parler de votre projet autour de vous et dans les communautés que vous fréquentez pour y découvrir ou susciter une vocation pèlerine qui vous accompagnera. Mais vous ne regretterez sûrement pas d’être partie seule.

- pour moi il s’agit d’une marche spirituelle : peut-on assister à des messes chaque jour ? peut-on rencontrer un prêtre en cours de chemin ?

Pour avoir une messe quotidienne il faudra vous renseigner à l’avance et bâtir votre itinéraire en fonction des messes que vous aurez trouvées. Même réponse pour les prêtres. Le chemin le mieux équipé spirituellement est celui du Puy. Vous y trouverez plusieurs accueils chrétiens dont celui d’Estaing et celui de Conques. Vous pouvez aussi faire votre chemin à vous, à la rencontre des communautés chrétiennes (paroisses ou monastères – vous connaissez sans doute les guides des monastères) des localités que vous traverserez, indépendamment des chemins de pèlerinage plus ou moins traditionnels …votre projet vous guidera dans vos choix.

- j’ai besoin aussi de conseils pratiques néanmoins ! si je ne fais pas l’itinéraire en entier, quelle partie du tronçon puis-je choisir en fonction de mes attentes spirituelles ? faut-il réserver dès maintenant des gîtes en France ou Espagne ? pour tout le pélerinage ( partant du Puy par exemple) quel est le budget environ à prévoir (logement ; nourriture)

Voir ci-dessus pour une partie des réponses … Faut-il réserver ? oui si vous voulez être sûre d’avoir un lit chaque soir à l’endroit que vous aurez prévu en fonction de vos objectifs : messe, prêtre, communauté religieuse … Non si vous intégrez dans votre démarche spirituelle l’abandon à la Providence qui fait partir le matin sans savoir où l’on dormira le soir … là non plus il n’y a pas de règle, vous pesez les avantages et inconvénients et faites votre choix. Ce choix variera sans doute au fil des jours. Au début vous trouverez peut-être bon de vous sentir en sécurité et de réserver (en France c’est possible …) après ? vous verrez. En Espagne les gîtes pour pèlerins ne se réservent pas à l’avance. Si vous réservez ne le faites pas dès maintenant, vous vous créeriez des contraintes que vous regretterez peut-être un jour. Réserver un ou deux jours à l’avance est suffisant sauf période de grande affluence (juillet et août, mais peut-être n’avez-vous que ces mois ?)

Le coût ? Pensez-vous aller au restaurant le soir ou faire votre repas dans les gîtes lorsque c’est possible ? Irez-vous de temps en temps à l’hôtel ? Il faut compter de l’ordre de 20 Euros par jour en moyenne, en gîtes un peu plus en France, un peu moins en Espagne. Ajoutez le voyage du retour et retranchez les dépenses que vous n’aurez pas pendant que vous marcherez. Même dans les gîtes qui n’ont pas de tarif, il est bon que les pèlerins qui en ont les moyens n’oublient pas le tronc pour l’obole, rien n’est gratuit et rien n’est dû au pèlerin.

Pèleriner au 3 ème âge

Nous sommes 22 personnes âgées, - j’ai 69 ans -, qui partons à Saint-Jacques Jeudi prochain (diocèse de C.). Nous partons par TGV-Bayonne. Ensuite les 700 km du camino francès sont faits en car, mais avec marche de 10 à 15 bornes à pieds en pèlerin avec messe, prière et partage aux pauses, autour du prêtre, curé à M. Mercredi 1er nous serons à Saint-Jacques pour la messe à la cathédrale. Le 2 au soir à Paris. On nous a choisi l’hôtel le soir. 16-09-03 : Ce soir nous nous sommes rencontrés autour des marcheurs de Dieu, thème du "pélé" de luxe certes, mais pélé quand même. On nous a dit que notre démarche ne donnait aucun droit aux Carnet de route, Credencial et Compostella. Ma demande est : "Est-ce exact ?" Ce type de pélé n’est-il pas permis ou reconnu pour le 3° ou 4° âge ? Quelles sont les conditions exigées... ? Mais çà ne nous empêche pas de partir même en "faux-jaxquet" ou en "semi-jacquet. Merci beaucoup si vous me répondez.

OUI,c’est vrai le Bureau des pèlerinages de la Cathédrale ne donne pas de certificat de pèlerinage à ceux qui font le pèlerinage en car. Il lui faudrait en délivrer des millions ! Il faut savoir que Compostelle est avant tout un sanctuaire espagnol où est vénéré le patron de l’Espagne. Il y vient des millions de personnes dans lesquelles pèlerins et touristes sont étroitement mêlés. Pour la Compostela voir l’article.] Cela n’a rien à voir avec la valeur de votre démarche. Faites-vous vous mêmes un carnet de souvenirs et de toute façon l’essentiel ne sera pas sur un document mais dans le coeur de chacun. Mais, petite consolation, pour ceux qui ne remplissent pas les conditions, le Bureau des pèlerinages délivre une attestation qui remplace la Compostela. Je pense que vous pourrez l’obtenir. Vous nous rendrez service en nous disant à votre retour son nom officiel. Cordialement et bon pèlerinage L.M. (70 ans, loin d’avoir toutes mes dents mais pas vieux pour autant, j’ai mon âge d’aujourd’hui c’est tout ... ).

J’espère que vous aurez le temps de prendre connaissance de ce supplément de réponse à votre message, afin que vous y pensiez pendant votre voyage (les 2 mots sont synonymes au Moyen Age et même encore au XIXe siècle, ce qui évitait nos modernes hésitations). J’ai été heurtée par votre première phrase : “nous sommes 22 personnes âgées”. Moi j’ai 66 ans, L.M. qui vous a répondu en a 69 et ni l’un ni l’autre ne nous définissons par ce terme. Tout l’été on (qui, on ? Des “jeunes” ?) nous a définis comme tels. Prudence : si nous acceptons de nous laisser enfermer dans des cars, on sera enfermés dans 20 ans dans des maisons de retraite. A force d’assistance, on en viendra à ne plus savoir boire quand il fait chaud… Se faire materner conduit à retomber en enfance ! Voilà où conduit cet enfermement prématuré qui a pour but de faire vivre des organismes de voyages organisés. Nous avons notre âge, et c’est tout et, sauf maladie (il y a des malades de tous âges), nous sommes tout aussi capables de voyager tout seuls que voilà 20 ans. L’Espagne n’est pas le Sahara ni le pôle, ni le Tibet… L. et moi avons fait le pèlerinage à pied (1100 km) en 2001, sans personne pour nous encadrer. Notre souhait le plus cher est que vous reveniez de ce “pèlerinage” avec l’envie de repartir par vos propres moyens. Si vous voulez, on pourra venir vous en parler à votre retour, un soir d’hiver. On pourra aussi vous parler de saint Jacques et de la définition du pèlerinage ! Bonne route à tous et Ultreïa ! Profitez de votre pèlerinage sans vous demander si vous êtes dans la norme, bon, mauvais, moitié bon ou moitié mauvais, jeune ou vieux … et Priez pour nous à Compostelle !


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